Le 8 mars
Koudougou a le temps d’un long weekend end été la capitale de la femme burkinabé et pour cause la ville a accueilli une pléiade de manifestations visant à magnifier la femme en général et la femme burkinabé en particulier. Le comité d’organisation a mis les petits plats dans les grands pour que la fête du 8 mars soit encore plus belle que les années précédentes. Le 8 mars, journée internationale de la femme est depuis l’année 2000 une fête légale fériée et chômée sur tout le territoire du Burkina Faso. Koudougou, capitale de la région du Centre Ouest a été choisie cette année pour abriter la cérémonie commémorative de la journée du 8 mars. La ville a refusé du monde en particulier la gent féminine qui accourait des quatre coins du pays pour participer à la manifestation. La cérémonie officielle de commémoration a débuté avec le grand défilé des dames des 38 communes de la région ainsi qu’une multitude d’associations féminines qui ont offert un spectacle grandiose aux invités de ville. Le défilé a été riche en couleurs était rythmé par la fanfare des forces armées nationales. Après la parade place aux discours : Monsieur Banworo Seydou Sanou gouverneur de la région du centre ouest après avoir souhaité la bienvenue à tous les nouveaux venus a souligné l’importance d’une telle manifestation pour sa région. A sa suite, le représentant du système des nations unies a pris la parole pour réaffirmer l’engagement de l’ONU dans la promotion des droits de la femme. « Femmes, alphabétisation et éducation non formelle » le thème de cette 153ème journée internationale de la femme a été longuement développé par Monsieur Rasolo. Madame Céline YODA ministre de la promotion de la femme est revenue sur le thème de la commémoration, le bilan des actions, les outils, les difficultés rencontrées dans la promotion de l’alphabétisation des femmes. La première Dame du Faso madame Chantal Compaoré Epouse du chef de l’état, marraine de la cérémonie a dans son allocution exhorté les partenaires au développement à redoublé d’efforts dans le soutien à l’alphabétisation et à l’éducation non formelle des femmes. Le temps des prises de paroles terminées les officiels ont eu la possibilité de visiter les stands d’exposition des produits du terroir ; vêtement, nourriture, boissons et objets d’art étaient exposés par les femmes. A la fin de la cérémonie officielle, les hôtes de la ville se sont tous retrouvés au jardin du maire la ville de Koudougou pour un déjeuner offert par la marraine de la cérémonie madame Chantal Compaoré. Voir la galerie photo du 8 mars
1. Evénement majeur de l’histoire de la lutte des femmes, la journée internationale de la femme est célébrée le 08 mars de chaque année sur l’ensemble de la planète. Symbole de la résistance féminine contre l’injustice et toutes les formes de discriminations, la journée est à l’occasion marquée par diverses manifestations qui rappellent et magnifient l’importance du rôle de la femme dans le devenir de toute société.
Il est communément, admis que la journée de la femme est observée en mémoire aux ouvrières New York aises du textile, sévèrement réprimées pour avoir osé, le 08 mars 1857, manifester pour de meilleures conditions de travail et la reconnaissance de leur citoyenneté.
En effet, d’après Rénée Côté, cité par Céline Jalbert dans « l’origine véritable du 8 mars, journée internationale des femmes, » l’origine de la journée serait le Woman’s Day. » Il s’agit d’une manifestation organisée le 28 février 1909 par le Comité national des femmes du Parti socialiste américain en vue de revendiquer le droit de vote des femmes. Cette manifestation serait devenue officiellement journée internationale de la femme à la faveur de la 2ème rencontre internationale des femmes socialistes à Copenhague en août 1910. C’est sous l’initiative de la journaliste Clara Zetkin, que le congrès de l’Internationale socialiste adopte une résolution instituant une telle journée. L’idée était qu’une journée soit organisée chaque année et le même jour par les femmes socialistes de tous les pays dans le but de promouvoir la lutte pour le suffrage féminin. La date n’est toutefois pas fixée au départ.
Cependant, comme pour faire échos à cette décision, la journée de la femme est observée pour la première fois dès mars 1911 à travers d’impressionnantes manifestations, aux Etats Unis et dans de nombreux pays d’Europe.
Par contre, la tradition du 08 mars ne commence à s’installer qu’à partir de 1921. pour commémorer ce jour de 1917 où des ouvrières de Saint Petersbourg descendent dans la rue pour réclamer du pain et le retour de leurs hommes du front, Lénine décrète le 08 mars 1921 journée internationale des femmes.
Dès lors, la journée connaîtra une répercussion de plus en plus grande au fur et à mesure que les femmes des différents s’organisent pour la conquête de leurs droits.
Malgré tout, celle-ci ne sera légitimée qu’une cinquantaine d’années plus tard, c’est seulement en 1977, que les Nations Unies sur proposition de la fédération démocratique internationale des femmes officialisent la journée internationale de la femme. Par la résolution 32/142, l’Assemblée générale invite l’ensemble des pays du monde à observer une journée pour les droits des femmes
Ainsi, le 08 mars sera progressivement institué jour de fête nationale dans la plupart des pays.
Cette journée se veut un mouvement émancipateur des femmes du monde entier pour un développement humain durable.
2. RECAPITULATIF 08 mars 1910 à Copenhague, une confédération internationale de femmes socialistes de tous les pays crée cette journée qui doit servir à la propagande en faveur du vote des femmes ;
08 mars 1914 les femmes réclament le droit de vote en Allemagne et elles l’obtiendront le 12 novembre 1918 ;
23 février 1917 (calendrier grégorien) correspondant au 8 mars dans notre calendrier (Julien) à Saint Pétersbourg des ouvrières manifestent dans la rue pour réclamer du pain et le retour de leurs maris au front ;
8 mars 1948, en France, 100 000 Femmes pour ce jour de gloire défilent à Paris de la République à la Statuer de Jeanne d’Arc. Dans de nombreuses villes de France cette manifestation est relayée (5 000 femmes à Lyon, 30 000 femmes à Marseille)
1975, année internationale de la femme proclamée par l’Assemblée Générale des Nations Unies
1976 – 1985 proclamées « Décennie des Nations Unies pour la femme » ;
8 mars 1977, les Nations Unies commencent à observer la journée internationale des femmes .
3. Le 8 mars AU BURKINA FASO La femme burkinabé n’est pas en reste dans ce mouvement. Chaque année, cette journée est célébrée au Burkina Faso sous des thèmes qui appellent à la réflexion des femmes.
En 1992, sous l’égide des femmes parlementaires l’assemblée nationale vote une Loi qui reconnaît la journée internationale de la femme comme une fête légale, fériée et chômée au Burkina Faso. C’est un plus dans l’action des luttes des femmes pour leur émancipation et leur promotion.
En 2002, la 145ème journée internationale a été célébrée officiellement à Ouahigouya dans la province du Yatenga sous le thème « Femme et lutte contre le VIH/SIDA »
En 2003, la 146ème journée a connu une importance particulière avec la célébration en différé dans les 45 provinces du pays. C’est la ville de Fada dans la province du Gourma qui a abrité la célébration officielle sous la présidence de Madame Chantal COMPAORE, sous le thème : « Genre et VIH/SIDA – IST, solidarité des femmes dans la lutte. »
En 2004, la 147ème journée internationale de la femme a été célébrée officiellement à Goua, chef-lieu de la province du Poni sous le thème "Mortalité maternelle et infantile"
En 2005 la 148ème journée internationale de la femme sera célébrée sous le thème : "Femme-égalité-paix et développement"
25 Novembre Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes
15 Octobre Journée de la femme
31 juillet, Journée panafricaine de la femme
1. Historique
L’Organisation panafricaine des femmes, appelée à l’origine conférence des femmes africaines, est née le 31 juillet 1962 à Dar es -Salam en Tanzanie. C’était dans un contexte où la moitié de l’Afrique était sous domination coloniale. Les peuples africains devaient se battre pour la libération totale de leur continent, l’élimination de l’apartheid et l’instauration d’une justice commune qui défens les droits de l’homme en tant qu’être humain. Il fallait également orienter la bataille dans le sens de la libération de la femme sur les plans social, économique et politique. Il fallait enfin se battre pour la cohésion et l’unité africaine. C’est ainsi que les femmes d’Afrique ont volontairement décidé de former une seule association afin de mieux se connaître, d’échanger leurs expériences, de conjuguer leurs efforts pour l’émancipation de la femme africaine en vue de son intégration efficace dans le devenir africain.
2. Buts et objectifs
L’organisation panafricaine des femmes a pour buts de :
Ouvrer à la participation effective et responsable de la femme africaine au développement socio-économique et culturel de l’Afrique ; Poursuivre la lutte pour que soit reconnu et appliqué le droit de la femme africaine à participer à tous les niveaux, aux prises de décisions relatives à al vie politique, économique, sociale et culturelle, nationale et internationale et plus particulièrement s’exprimer sur les projets de lois ayant trait au bien être des femmes et d’es enfants avant leur présentation au parlement ; Suivre l’évolution et contribuer à l’amélioration de la situation des femmes africaines par leur assemblement des données économiques, politiques, socioculturelles et statistiques sur la femme et les enfants dans les pays membres et faire connaître par la diffusion au moyen de documents et média existants, les résultats des recherches et études accomplies dans ces domaines par l’OPF ou les pays membres ; Appuyer toutes les actions nationales et internationales en vue de l’élimination des violations flagrantes aux droits de l’homme ; Engager aux côtés des gouvernements pour défendre l’Afrique dans tous les domaines ; Soutenir les mouvements qui luttent pour la libération totale de leurs pays pour une véritable intégration africaine ; Promouvoir par l’amitié, la coopération et l’unité entre les Etats africains ; Etablir des relations suivies d’amitié et de coopération ; appuyer la coopération internation,ale et participer à toutes les actions pour le désarmement et le renforcement de la paix
3. Organes
Le congrès est l’instance suprême de l’organisation. Il se réunit tous les deux ans. Il est constitué des représentants des pays membres et des mouvements de libération.
Le comité exécutif se réunit entre deux congrès. Il veille à l’exécution des décisions du congrès.
Le secrétariat est permanent. Son siège est celui de l’organisation. Il est responsable devant le comité exécutif. Il s’occupe de l’exécution des recommandations du congrès, de la centralisation des documents de la collecte et de la diffusion des informations sur les activités du mouvement.
Les Secrétariats régionaux : sont au nombre de cinq et chacun d’eux est dirigé par une Secrétaire régionale. Ce sont les Secrétaires régionaux pour l’Afrique du Nord, l’Afrique Australe, l’Afrique Centrale, l’Afrique de l’Est, l’Afrique de l’Ouest dont le bureau est à Bamako au Mali.
4. Adhésion
Peuvent être membres de toutes les organisations féminines reconnues par leur gouvernement. Dans les pays où il existe plusieurs mouvements et organisations de femmes, seront reconnus les comités de coordination, des organisations nationales. Dans le cas où le comité n’existerait pas, sera admise l’organisation nationale des femmes reconnue par le pays. Dans chaque pays en lutte pour sa libération, l’organisation représentative du pays sera reconnue, qu’elle soit à l’intérieur ou à l’extérieur du pays.
5. Relation avec l’UA et l’ONU
L’organisation panafricaine des femmes a le statut d’observateur auprès de l’Unité africaine et l’Organisation des Nations Unies.
6. L’OPF AU BURKINA
L’Organisation panafricaine des femmes Section du Burkina est placée sous le haut patronage du Ministère de la promotion de la femme, et cela, conformément à ses missions. C’est donc sous l’égide du département en charge de la promotion de la femme que les femmes du Burkina commémorent le 31 juillet, la journée panafricaine de la femme.
7. ACTIVITES
Le 31 juillet 2002, les femmes du Burkina, à l’instar de leurs sœurs africaines, ont célébré la 40ème journée panafricaine de la femme à Saaba dans la province du Kadiogo, sous le thème : « Femme et pauvreté. » Création d’un centre de couture au profit des filles défavorisées sis à Gounghin Organisation de soirée culturelle pour la collecte de fonds au profit des burkinabé rapatriés de la Côte d’Ivoire
Secrétaire générale : Madame Kadiatou KORSAGA Adresse : 05 BP 6030 Ouagadougou 05 Tel : (226) 30 87 82
